Roger a quitté ce bas monde le 8 avril dernier, soit deux mois jour pour jour.
L'émotion est passée et je peux à présent le remercier. Ce sont des gens de la trempe de Roger qui ont fait que je suis encore en vie aujourd'hui. Des gens qui ne craquaient pas excessivement pour la flotte mais dont le courage a fait qu'ils ont sauvé d'une noyade certaine des idiots dans mon genre. Toute sa vie Roger l'a consacrée à l'enseignement du sport et avec quel Panache! C'était un enseignant sportif dans l'âme. Sa gentillesse et sa patience, son opiniatreté à répéter des conseils et indications pour transmettre le bon geste auront été profitables à plusieurs générations de boxeurs et cannistes. Il avait une sainte horreur des "cafouilleux". Si je n'avais pas rencontré Roger en 1999, un peu sur le tard, c'est un pan entier qu'il aurait manqué à ma vie. C'était non seulement un maître d'armes et un professeur de canne/bâtons/savate et éducation physique mais aussi un maître spirituel dans tous les sens du terme.
Humour, courage physique et moral, bonté ne lui faisaient pas défaut. Il a toujours réfuté les tendances mortifères que la vie moderne tend à nous imposer de plus en plus. "La vitesse n'est pas la précipitation". "Le corps humain est une machine merveilleuse et fragile qu'il faut savoir respecter". Pour lui l'intégrité et le courage étaient des valeurs essentielles et il a toujours pesté contre les "rampants". Avec son fils Jean, il avait créé une méthode complète de sports de combat, le Panaché de combat français rebaptisé Méthode R&J Lafond. Chaque mouvement de cette méthode avait été soigneusement étudié pour être très efficace sans pour autant être traumatogène pour le pratiquant. "Rien ne se nuit, tout se complète", telle était une des définition qu'il donnait de sa méthode. Méthode qu'il continuait d'enseigner avec enthousiasme et passion passé l'âge de 90 ans. Il a bien vécu et aidé à bien vivre un grand nombre de personnes car il était finalement tourné vers le bien. C'est cette ultime leçon qu'il faudra retenir. Un grand merci à toi Roger.
Je m'aperçois que quand on perd un vrai ami on perd aussi une partie de soi-même.














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